Le 17 octobre 1961 ne jamais oublier

Publié le par L e Révolutionnaire Numide

En 1961, sous la présidence du Général De Gaule 300 algériens sont lâchement assassinés, 3000 blessés, 400 disparus et 15 000 arrestations. Les algériens sont jetés à la Seine, pour certains ligotés, au Pont St Michelle toute la nuit c’est la chasse à l’arabe.

 

 

 

La police nationale se déchaîne sur un cortège pourtant pacifique, composé d’hommes et de femmes de tout âge.  Ce crime d’état, 48 ans plus tard n’est toujours pas reconnu. Cette manifestation organisée par le FLN avait pour but de  dénoncer le couvre-feu raciste instauré par l’Etat français contre tous les algériens résidants en France.  Ces femmes et ces hommes représentaient une Algérie indépendante, digne et fière de sa culture, de ses différentes langues, une Algérie « une et indivisible ».

 

 

 

Ce crime abominable trouve son échos jusqu’aux plus hautes sphères de l’Etat, les responsabilités ne s’arrêtent pas à Maurice Papon, alors Préfet de Paris. C’est une politique raciste et coloniale qui doit être mise en cause, et qui par ailleurs prévaut encore aujourd’hui dans notre pays.

 

 

 

En effet, le 17 octobre 1961  comme le 17 octobre 2009 la politique raciste perdure, sinon comment expliquer encore qu’aujourd’hui les quartiers populaires français subissent la même violence ? Certes pas dans les mêmes circonstances, ni le même niveau de sauvagerie, mais la violence institutionnelle n’a pas faiblie. Comment peut- on dire que la République n’exclut pas, qu’elle n’est pas raciste, alors que les tueries du 17 octobre 1961 se sont bien produites sous la Vème république, le même régime qui existe encore aujourd’hui.

 

 

 

 

Il suffit pourtant de regarder la terminologie employée lors des révoltes des quartiers populaires de l’automne 2005 pour s’en persuader. Il est question des « territoires perdus de la République », de l’Etat d’urgence (employé seulement pour des cas coloniaux, l’Algérie et la Nouvelle Calédonie), de couvre-feux, d’interdiction de regroupements, de jugements « exceptionnels ».

 

 

 

 

Nous ne pouvons accepter que le sacrifice du 17 octobre 1961 n’est servi à rien, de ne pas prendre toutes les mesures politiques qui s’imposent. Pour nous qui avons hérité de leurs combats contre ceux qui divisent, contre l’impérialisme, le colonialisme et le racisme. Il faut continuer les luttes sur le terrain politique, se prendre en main par nous-mêmes.

 

Collectif des associations de Bagnolet :

 

-A.E.B (association ensemble à Bagnolet)                                       

 -Groupe Frantz Fanon Bagnolet       

 -L’Art de la Paix

Publié dans Racisme

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al bouraq 18/11/2009 17:18


salam evidemment c le meme régime le meme sysyéme mais aussi le meme racisme qui ne fait que changer de forme au rythme des hommes politiqueet des parti qui se retrouve au pouvoir ces plus ou moins
pire mes bientot on leurs promet se seras le (P.I.R);SALAM


El Shabazz 22/10/2009 08:36


Rappellons aussi frère qu'il y avait des enfants au sein des cortèges car exigé lors de l'appel, et que ces algériens étaient franco-algériens! Ainsi ce sont des concitoyens qui ont été persécutés!