L'UMP et les Arabes une longue histoire

Publié le par L e Révolutionnaire Numide

Alibi de l’UMP pendant la campagne présidentielle Tarek Mouadane avait cautionné toutes les turpitudes de Sarko en Banlieue. Lâché par la clique élyséenne, il reconnaît « être un peu wanted » à Argenteuil.

 

Probablement Amine Benania-Brouch, victime constante du racisme horetefesque, le croit-il. Probablement ce jeune umpiste landais, labellisé « bon beur » parce que bouffeurs de saucissons, buveurs de rouge et, cerise sur l’hostie, « catholique » malgré son « faciès », pense-t-il percevoir un jour les dividendes de sa pathétique allégeance au blond Brice. « Quand je le vois tortiller du cul pour défendre le mec qui a insulté ses origines, ça me fait pitié », réagit Tarek Mouadane, entre indignation et indulgence.

 

C’est qu’en matière d’instrumentalisation sarkozyste, cet enfant de la dalle, comprendre Val d’Argent à Argenteuil, en connaît un rayon. Souvenez-vous, le gadget « diversité » de la campagne présidentielle de l’affolée du Kärcher, le bouffon prompt à faire la claque pour le pourfendeur de « racaille » sous l’œil des caméras de Envoyé Spécial ou du Grand Journal, c’était lui. Lui qui, a force de tonitruer «  Sarko, l’essayer, c’est l’adopter », fut surnommé « Tarko » par les gazettes et « le Harki » par sa cité.

 

 

Bombardé porte-parole de BBR(1), association créée sur la dalle en 2006 sous le patronage occulté de Rachida Dati, mandaté pour que son mentor puisse poser un orteil en banlieue sans risqué le caillassage, Tarek Mouadane a joué. Et perdu. « UMP, à l’ envers ca donne PMU. Moi, je misais sur le donnant-donnant. Ok pour être le beur sur la photo, mais, en contre partie, j’ai l’oreille de Sarko  et je plaide la cause des habitants. Pour les petits frères, pour les familles, j’étais prêt à donner mes veines. Rien à cirer d’être baladé à des fins électorales. » Sauf que les élections, présidentielle puis législatives, ont pris fin. Six mois après le sacre de nabot 1er, BBR, généreusement subventionnée tant qu’elle était utile, n’avait plus de locaux. Baile expiré, troupes décimées, Tarek défait.

 

 

Pourtant, il avait honteusement tout cautionné : la France qu’on devrait aimer et quitter, la carotte « djeun’s » méritants et le bâton pour les autres… dindon volontaire d’une farce politico-médiatique, ce fils d’une femme de ménage et d’un chauffeur de bus affiche aujourd’hui une sacrée gueule de bois. Fini les coups de fils de Dati sur l’aire de « demande-moi tout ce que tu veux » terminé les accolades faussement complices de Sarkozy, Tarek ne figure plus au générique. Reste la dalle. Il y réside encore, mais y est «  un peu “wanted“, concède-t-il. Ma mère elle-même me rappelle que j’ai était berné. C’est dur… » Et d’enchaîner : « Je n’étais pas dupe de mon statut d’alibi mais je me sentais honoré que des gens de ce niveau est besoin d’un mec comme moi sans le bac ni rien. J’ai même cru que Rachida m’appréciait en fait c’était de la pure technique. »

Au temps de sa gloire furtive, ce presque trentenaire planchait sur un documentaire. Il voulait l’appeler de ma cité à l’Elysée. «  J’ai tournais plein d’image de Sarko et moi, et j’ai toujours ce projet, dit-il, mais il faudrait peut être changé de titre… » De ma cité… à ma cité serait, en effet, plus juste.

 

 

Nathalie Gati, Siné Hebdo 

 

 

(1) (Bleu Blanc Rouge, façons de dénoncer la propension de certains employeurs à ne recruter que des BBR, soit des Gaulois pur jus)

Publié dans Racisme

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al farouq 07/10/2009 15:47


salam, et oui rien ne vaut la dignité d'un homme et ses origine sont parti intégrante de cette dignité. vivre pauvre mes vivre digne et mourire digne ces mourir riche.


Républicain 06/10/2009 09:43


bien vu!