Communiqué du GAB : l'escalade islamophobe au conseil municipal

Publié le par Goupe des Associations de Bagnolet

Nous avons pris la parole hier soir lors du conseil municipal de Bagnolet pour dénoncer les propos tenus par Karine Lombardo, l'élue à l'éducation, qui a dit à une bagnoletaise qu'on pouvait douter de sa citoyenneté française car elle porte un voile.

Nous avons à cette occasion interpellé le maire Toni Di Martino pour lui poser deux questions :

1- Condamnez vous, oui ou non, les propos discriminatoires et islamophobes de K. Lombardo?

2- Allez-vous, oui ou non, considérer qu'elle ne peut plus légitimement assurer ses fonctions d'élue, et demander sa démission immédiate ?

Le maire nous a répondu :

1- « Je condamne les propos inacceptables de Karine Lombardo »

et il a ajouté ensuite

2- « Il n'y a aucun islamophobe dans l'équipe municipale »

En résumé, le maire nous explique que l'élue a discriminé... mais qu'elle n'est pas discriminante. C'est à dire qu'il condamne les propos, mais que c'est déjà bien assez, il faut s'en contenter, maintenant il nous faut circuler, il n'y a plus rien à voir.

La réponse du maire est absurde et scandaleuse. Tout le monde s'accorde à qualifier les propos de Madame Lombardo comme discriminatoires. Dynamique Citoyenne qui fait partie de la majorité municipale, le propre groupe politique de Karine Lombardo, les a qualifiés dans un communiqué de « discriminatoires, insultants et islamophobes ».

Nous considérons qu'une élue qui tient des propos discriminatoires, avec la circonstance aggravante qu'ils ont été tenus devant une maternelle en présence de parents dans le cadre de ses fonctions d'élue à l'éducation, n'est plus légitime pour occuper ses fonctions. De par ses propos, Madame Lombardo s'est elle-même disqualifiée auprès d'une grande partie de la population bagnoletaise, qu'elle considère comme souscitoyenne. Madame Lombardo n'est, de fait, plus en mesure de les représenter. Nous exigeons sa démission.

Nous tenons à dénoncer également l'escalade islamophobe que connait actuellement la ville de Bagnolet avec, dernier épisode en date, un groupe de « militant-E-s » soit-disant « féministes » qui ont scandé « chapeau, chapeau, » à une élue de confession musulmane. Celle-ci siège au conseil municipal avec un bonnet sur la tête. Nous avons été les seuls à intervenir pour faire taire cette violence et cette humiliation publique infligées à une élue qui est libre de se vêtir comme elle l'entend. Pour cela, nous avons été qualifiés « d'activistes islamistes voulant rétablir le délit de blasphème ». Certains ont déclaré qu'il était légitime de demander des comptes à l'élue sur sa manière de s'habiller au nom disent-ils de « la laïcité car l'élue montre ostensiblement son appartenance religieuse ». Rappelons à ces ignares que l'abbé Pierre, député de Meurthe-et-Moselle de 1945 à 1951, siégeait à l'assemblée nationale en habit ostensiblement catholique.

Qu'il s'agisse des propos de Karine Lombardo ou de la vindicte « anti-chapeau », un point commun : le traitement d'exception réservé aux musulmans.

Notre mobilisation continue tant au niveau politique que juridique !

Par le GAB

Communiqué du GAB : l'escalade islamophobe au conseil municipal
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Salim 19/12/2014 13:36

Soldaire avec vous ,effectivement cette élue doit partir,mais ily'a aussi le fait que ceux qui sont étrangement solidaire et omnubilé par le lobby féministe doivent répondre ...car comment accompagner ce lobbys qui hurle au chapeau puissent etre soutenus par de personnes qui du bout des levres parlent de discrimination chez moi cela s'appel manger à tous les ratelier !!